Le prochain « 5 à 7 » du Club Ville Aménagement réunira Magali Talandier, géographe, et François Gemenne, politologue, rédacteur du Giec, en discussion avec Florent Sainte Fare Garnot, directeur général de la SPL Lyon Part-Dieu, autour de l’interpellation « Sans écologie, pas de business ! », sur la base d’une question : « La lutte contre le changement climatique doit-elle être sacrifiée au profit de l’économie à court terme ? »
Pour Ariella Masboungi, Grand Prix de l’urbanisme 2016, conceptrice et animatrice du débat, « Tout prouve le contraire : il est plus efficace économiquement de s’occuper de l’environnement que de ne pas le faire. Pourtant, l’écologie est encore trop souvent sacrifiée au nom du profit, baptisé du nom d’économie. C’est plus vrai que jamais au regard des évolutions politiques mondiales et, dans une moindre mesure, en France. Les aménageurs doivent résister au recul des normes environnementales, à l’heure où l’équilibre des opérations pose problème. Et pourtant ! Lourd est le coût de la non écologie quant à l’impact sur la santé, l’agriculture, la productivité, sans oublier les catastrophes qui affectent le monde et bien entendu la France.
Cela interpelle les acteurs de la ville, dont les prises de position écologiques, au sein de leurs projets, ont des bienfaits économiques directs et indirects. Dans l’avenir, les aménageurs pourraient, ainsi, intégrer dans leurs bilans une comptabilité de l’adaptation traçant les destructions de valeur et les coûts de réparation évités pour leurs territoires, en observant une échelle nécessaire qui dépasserait sans doute le périmètre de leurs opérations.
Convaincre les convaincus n’est plus de mise. Il s’agit à présent de convaincre les sceptiques et les pro business, du bien-fondé des investissements écologiques, et d’argumenter à toutes les échelles, des politiques publiques aux projets d’urbanisme ».
Le 9 avril (17h-19h)
La Fabrique de la Cité (Léonard Paris), Paris 12e (ou en visio)

