Entouré des architectes et urbanistes du projet, Mathieu Klein, maire socialiste de Nancy et président du Grand Nancy, a précisé début juillet les aménagements prévus dans le quartier Rives de Meurthe, à l'est de la ville. Inséré entre la Meurthe et le canal de la Marne au Rhin, le site doit accueillir la future cité judiciaire de Nancy.
Entouré des architectes et urbanistes du projet, Mathieu Klein, maire socialiste de Nancy et président du Grand Nancy, a précisé début juillet les aménagements prévus dans le quartier Rives de Meurthe, à l'est de la ville. Inséré entre la Meurthe et le canal de la Marne au Rhin, le site doit accueillir la future cité judiciaire de Nancy.
Au début de son premier mandat en 2020, Mathieu Klein a interrompu le projet de liaison routière entre Nancy et Maxéville, qui aurait desservi la cité judiciaire promise par l'ancienne ministre de la Justice Nicole Belloubet en 2019. Le nouvel aménagement privilégie des dessertes douces dans un espace très végétal. « Nous avons pris le temps d'élaborer un projet réévalué dans un nouvel environnement. L'Apij (Agence publique pour l'immobilier de la justice) en a revalidé le principe et Gérald Darmanin a classé la cité judiciaire de Nancy parmi les 10 projets prioritaires », rappelle Mathieu Klein, qui doit rencontrer le garde des Sceaux d'ici à la fin juillet.
Deux passerelles et une place
Dans un premier temps, deux passerelles et un parc doivent désenclaver le quartier composé en large part de friches industrielles. L'architecte francilien Thomas Lavigne (Lavigne & Chéron Architectes) a conçu la plateforme Charles III, circulaire et mobile, qui pourra se décaler pour laisser le passage aux bateaux. D'un coût de 7 millions d'euros, l'ouvrage construit à partir de bois local doit être posé fin 2027.
A hauteur de la future cité judiciaire, le collectif d'architectes nancéiens Studiolada et le studio de valorisation architecturale parisien ArtefactoryLab ont prévu un ouvrage en pente douce de 400 mètres de longueur qui atteindra jusqu'à 7 mètres de hauteur. Réservée aux piétons, aux cyclistes et aux personnes à mobilité réduite, la passerelle fixe pourra si nécessaire s'ouvrir à la circulation. Son coût est évalué à 7,5 millions d'euros, mais aucun calendrier ne peut être établi avant la mise en chantier de la cité judiciaire.
Les dimensions de la passerelle permettront de créer en contrebas un nouveau parc urbain de 10 ha dessiné par l'agence d'aménagement paysagiste parisienne TER. Il sera desservi par les capsules d'Urbanloop, innovation nancéienne permettant de transporter jusqu'à 1.800 passagers en heures de pointe. Progressif, l'aménagement de la place doit mobiliser 13 millions d'euros.
PB

