La conférence plénière du Sillon lorrain qui s'est tenue ce mardi 23 septembre à l'hôtel de ville de Metz a combiné hommage à une structure efficace et discrète fêtant son 25ème anniversaire, lancement d'une nouvelle recherche dans le cadre du Popsu et tables rondes dédiées.
La conférence plénière du Sillon lorrain qui s'est tenue ce mardi 23 septembre à l'hôtel de ville de Metz a combiné hommage à une structure efficace et discrète fêtant son 25ème anniversaire, lancement d'une nouvelle recherche dans le cadre du Popsu et tables rondes dédiées.
Devenu en 2010 le premier pôle métropolitain européen de France, le Sillon lorrain a successivement répondu à des problématiques différentes sans perdre sa raison d'être : offrir aux quatre agglomérations de Lorraine - Metz, Nancy, Thionville et Epinal – et à ses territoires associés un lieu de débat et de concertation. « En 2010, ni Metz, ni Nancy ne pouvaient prétendre au statut de métropole, mais les quatre grandes villes situées au long de la Moselle présentaient de fortes interactions. Le Sillon a permis d'aborder collectivement les questions de transitions et de mobilité. Aujourd'hui, nous sommes des métropoles, mais la Lorraine a disparu en tant que région et le Sillon demeure utile et nécessaire pour porter les thématiques régionales », estime François Grosdidier, maire de Metz, président de Metz Métropole et président du Sillon lorrain jusqu'à la fin de l'année.
L'eau, une thématique qui monte
L'eau s'impose désormais comme une thématique majeure du pôle métropolitain. La chaire Urbanisme et aménagement durables de l'Université de Lorraine assurera le volet scientifique du Sillon lorrain dans le cadre de la Plateforme d'observation des projets et stratégies urbaines (Popsu). « Nous comptons produire des indicateurs inédits et définir une vision stratégique et décentralisée de la ressource en eau en y associant les citoyens », annonce Pascal Caille, titulaire de la chaire. Respectivement dédiées au cheminement des coopérations institutionnelles « de la fragmentation à l'alliance des territoires » et à l'implication des acteurs locaux dans la gouvernance de l'eau, deux tables rondes ont permis de mesurer la montée en puissance des questions hydriques. Si nul n'imaginait, voici un quart de siècle, que la Lorraine risquerait de manquer d'eau, la question de la prévention de l’assèchement des nappes et des inondations s'impose désormais dans tous les esprits.
PB

